
Le laboratoire de médecine du sport de l’Université de Liège manipulait quotidiennement des données essentielles au suivi des athlètes.
En apparence, tout fonctionnait.
Les données étaient encodées dans Excel, les calculs réalisés, les rapports produits. Mais en réalité, le système reposait sur une accumulation de fichiers. Chaque test, chaque rapport, chaque anamnèse existait sous forme de document.
Avec le temps, ces fichiers se sont multipliés, sans réelle structure globale. Résultat : des doublons, des versions incohérentes, des données désynchronisées, et des documents difficiles à retrouver.
Ce fonctionnement introduisait une friction constante : perte de temps, risque d’erreur, difficulté à collaborer, et impossibilité d’avoir une vision claire dans le temps.
Le problème n’était pas l’encodage. C’était l’absence de système.
Plutôt que d’ajouter une couche d’interface sur un système existant, le projet a été abordé différemment. Le point de départ n’a pas été l’écran. C’était la donnée.
L’objectif était de transformer une logique de fichiers en une logique de données structurées.
Chaque information devait exister une seule fois, être reliée à d’autres, et pouvoir être exploitée à tout moment. Ce choix a conduit à une approche backend-first, centrée sur la modélisation :
- les athlètes,
- les tests,
- les résultats,
- les rapports,
- les templates.
Ces éléments ont été organisés comme un système cohérent, où chaque donnée circule et s’enrichit.Pour permettre une mise en place rapide sans sacrifier la qualité, le projet s’est appuyé sur Lovable pour le développement, et sur Supabase pour structurer et sécuriser les données.
L’interface est venue ensuite. Comme une conséquence du système.
Ce changement de logique transforme profondément l’usage. Là où les professionnels géraient auparavant des fichiers isolés, ils manipulent désormais un système structuré. Les données sont centralisées, cohérentes et accessibles. Les erreurs liées aux doublons diminuent. Le temps passé à chercher ou reconstruire une information est réduit.
Surtout, le flux de travail devient continu : encoder un test alimente directement la base. Les formules s’appliquent automatiquement. Les résultats sont exploitables immédiatement. Les rapports peuvent être générés et partagés sans rupture.
Ce projet ne se contente pas d’améliorer un outil existant. Il remplace une logique fragile par un système fiable. Et c’est précisément là que se joue la vraie expérience utilisateur.

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